Le confinement, un temps pour l’écologie intérieure

Le confinement, un temps pour l’écologie intérieure

Et si, puisqu’on ne peut pas aller à l’extérieur, on profitait de ce moment pour bichonner notre vie intérieure? Et je ne parle pas de la déco du salon… 

Le thème de l’écologie est bien plus large que notre simple consommation. Parler de compost, de pailles en bambou et d’upcycling, c’est génial. Ralentir, réduire, revenir à l’essentiel, c’est indispensable. Grâce à la science et à ses chiffres coups-de-poing, plus possible de nier. J’aime imaginer que les autruches sceptiques se font chaque jour un peu plus rares.


Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg contre lequel on risque de s’écraser. On a enfin l’occasion de prendre un peu de recul, de sortir du quotidien, du ”faire”. De changer d’altitude, pour observer la vie d’un peu plus haut. On réalise alors que, en ouvrant notre champ de conscience, on peut créer de l’espace en soi et ressentir le monde qui se joue à l’intérieur de nous… On peut dès lors se poser d’autres questions, tout aussi essentielles. Des questions « racines ».

Alors, qu’est-ce qui se joue dans ce joli monde-là? Est-il en paix? Est-il rempli d’amour? Est-il souple? Y croise-t-on de la confiance? De la vie? De la joie? Ou est-il rigide et dur, régi par la peur?

Bref, la vie en nous est-elle aussi polluée que la vie sur terre?

Notre planète nous met dos au mur, en nous cloisonnant derrières nos façades. Plus le choix. Défiant le vide, le manque, la lenteur, on se retrouve face à soi. Face à tout ce que, d’habitude, on cache derrière ces façades, justement. Est-ce que je m’aime comme je suis? Est-ce que je respecte mes valeurs profondes? Quelles sont-elles, d’ailleurs? Est-ce que je me sens alignée avec ma vie?


Quelle énergies ai-je envie de dégager? De quelles énergies ai-je envie de m’entourer? Grâce à mes capteurs de grande sensible, j’ai eu tout le loisir de le ressentir au plus profond de moi: quand on parle d’humain, il est encore une fois question d’énergie. D’ailleurs, tout ce qui a trait à la vie est énergie. Onde. Fréquence. Dans nos cœur comme dans les panneaux solaires. 


Je suis intimement convaincue que l’écologie commence par soi. Et ça ne se limite pas à notre capacité à mettre le PMC dans la poubelle bleue. L’écologie commence là, au fond de nous. C’est dans nos énergies à nous, que le premier tri doit se faire. 


Alors qu’est-ce qui nous prive d’air? Qu’est-ce qui pollue nos pensées, nos émotions et donc, nos vies? Qu’est-ce qui nous écrase? Qu’est-ce qui nous éloigne de nous? De notre vrai bonheur? De notre plus belle lumière? Nos plus grands bobos. Autrement dit, le manque d’amour. Sous toutes ses formes. Ces tout petits trous dans nos cœurs, qui nous durcissent et nous font brandir des boucliers. Ce sont eux qui nous éloignent des autres et de notre profonde nature. De la douceur, de l’amour, de la vie. 


Des bobos, on en a tous. Sans exception. Des grands, des moyens, des minis. Pour assainir son sol intérieur, il faut donc se demander ceci: quelles blessures saignent en nous et nous demandent un peu d’attention? Un peu de soin ? Quelle part de nous pleure en cachette? Sommes-nous capable de lui donner de l’amour? Cette part de nous polluée, ombragée, ne doit pas nous effrayer: elle ne demande rien d’autre que de l’amour, du respect, de l’attention. Comme la Terre. Comme tout ce qui vit. C’est ça, pour moi, la toute base de l’écologie… Être capable d’aimer pour de vrai. De respecter. Et ça commence par soi-même. Notre rapport au monde et aux autres est d’ailleurs toujours à l’image de notre rapport à nous-même…


Je crois qu’il n’y a qu’en étant soi, vivant, dans sa plus belle lumière que l’on peut aider ce monde. C’est quand on vibre fort et haut que la belle mécanique du créatif s’éveille en nous. Alors, qu’est-ce qui pulse en vous? Quels rêves frétillent d’impatience? Quels élans de vie frémissent au creux de vos ventres? Car quand on a dépollué notre sol intérieur, il y a à nouveau de la place pour tout ça. Pour la magie. Pour la VIE. Elle reprend ses droits, comme dans une prairie après une pluie d’été. 

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