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Lou papote

Hier soir, avec une amie, on discutait de notre vision de l’écologie…

On parlait du côté parfois réducteur des sujets tels que les déchets, les avions, l’huile de palme, la fast fashion (ce sont évidemment des sujets très importants). On se disait que l’écologie est aussi et surtout de l’ordre d’une posture intérieure. D’une forme d’humilité.

De cette conscience profonde de notre minuscule place sur cette grande boule de vie aussi fascinante que mystérieuse. De cet amour que l’on peut ressentir pour la nature, et par extension, pour tout ce qui vit. Que si tout le monde pouvait se connecter à ça, à cette boule d’amour inconditionnel au creux de lui, nourrie par l’émerveillement du vivant, il n’y aurait même plus de débat. L’humanité entière se tiendrait la main pour éteindre l’incendie et ressemer les terres qu’elle a asséchées. 

Je vous parle peu d’écologie en ce moment. Pas parce que ça ne m’intéresse plus. Ohlala, non. Mais parce que j’ai besoin de réguler mon éco anxiété. 

J’ai beaucoup de mal à concevoir que l’écologie ne soit pas sur toutes les lèvres, à la une de tous les journaux. Tous les autres sujets me semblent obsolètes.

Parce que je ressens l’urgence au quotidien, depuis longtemps maintenant. Et que mon sentiment d’impuissance me paralyse. Et puis car je sais que la plupart d’entre vous sait déjà. Je sais que vous connaissez les enjeux, les deadlines & les chiffres mortifères. Comme moi, vous avez besoin d’espaces doux, légers et insouciants. C’est ce que j’essaye de vous offrir. Et puis, en vous parlant d’artisanat, de liens d’amour, de nature, de poésie, d’authenticité, je vous parle indirectement d’écologie. D’essentiel. De tout ce qui doit prendre plus de place sur Terre et dans nos cœurs. 

J’ai beaucoup de mal à concevoir que l’écologie ne soit pas sur toutes les lèvres, à la une de tous les journaux. Tous les autres sujets me semblent obsolètes. Tout ce qui touche à la politique, me parait absurde. Et en même temps, moi aussi, je me surprends certains jours à avoir envie de mettre la tête dans le sable. Parce que c’est vertigineux. Parce que la montagne à gravir semble s’ériger de plus en plus haut. Parce que je suis parfois fatiguée de m’inquiéter. 

Tout ça pour vous dire que si vous ressentez de l’angoisse, vous n’êtes pas seules. On est ensemble ! Chacune avec nos contradictions, notre culpabilité paralysante, notre envie/besoin d’aider, notre impuissance, nos questions, nos peurs. On est ensemble.

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