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Lou papote

Le burn out ou comment j’ai fait connaissance avec moi-même

Tiroir de Lou - Blog - Lou papote

Je me lève le matin pour aller travailler avec la banane.  J’ai le luxe de m’être inventé un job sur mesure. Créer des bijoux pour vous chaque jour, c’est le bonheur. Et dire que j’ai failli tout lâcher…

Au départ, Tiroir de Lou était un hobby. Une chouette petite activité pour sortir de la routine du boulot. Puis, cette passion a pris des airs de projet professionnel en bonne et due forme. Mes bijoux ont commencé à me prendre de plus en plus de temps. Je ne comptais pas mes heures. Je palpitais et j’adorais ça. Sauf qu’un jour, ça a pris tellement de place dans ma vie déjà bien remplie que j’ai eu l’impression d’éclater en mille petites miettes.

Un jour, j’ai littéralement surchauffé. Comme une rigole qui déborde. Une cocotte minute oubliée sur le feu.

J’avais, d’un côté, un projet super excitant qui ne me permettait malheureusement pas de mettre autre chose que du beurre dans mes pâtes. De l’autre, j’avais un job, pourtant sympa et bien rémunéré, dans lequel je m’éteignais à petit feu. Un jour, j’ai littéralement surchauffé. Comme une rigole qui déborde. Une cocotte minute oubliée sur le feu. Le bouchon a pété. J’ai flanché. J’ai tremblé comme feuille et j’ai pleuré. Je ne savais même pas qu’un corps humain pouvait contenir autant de larmes. J’ai assez vite compris: le burn out avait eu raison de moi. Ce mot presque autant tapé dans google que “gluten”, “détox” et “Kardashian”. C’est tellement banal, finalement…

Le destin m’a sorti une petite crise existentielle de son chapeau.

À côté du débordement cérébral, j’ai découvert un débordement émotionnel. Je venais d’avoir 30 ans. Bim!, le destin m’a sorti une petite crise existentielle de son chapeau. Il paraît que ça va souvent de pair. J’avais peur. De la vie. De la vitesse. Du climat. Du terrorisme. De l’amour. De moi. Du regard des autres. De l’échec. De l’ennui. De la mort. Comme plein de monde en fait. Sauf qu’en temps qu’hypersensible (c’est souvent le revers de la médaille des créatifs), j’ai pris tout ça en pleine poire. Ma vie s’est mise à piquer. J’étais paumée. Larguée. Déprimée. J’avais envie de fuir dans une tribu, en Namibie, loin de ce monde que je trouvais soudainement bien trop complexe.

Le champ des possibles est tellement grand que ça file le vertige.

Avoir 30 ans aujourd’hui, c’est… une intégrale à dix inconnues (je sais que ça n’existe pas mais j’ai toujours été nulle en maths). Tout est possible. Rien n’est écrit. A priori, ça a l’air génial. Sauf que choisir, c’est renoncer. Et pour certains – les idéalistes comme moi – c’est difficile. A priori, nous, riches petits Européens, on peut choisir notre pays, notre sexualité, notre religion, notre apparence et bientôt, on pourra même choisir le sexe de nos enfants. Le champ des possibles est tellement grand que ça file le vertige. Si on se met à réfléchir trop loin à ce qu’on veut vraiment, à ce que nous dit notre instinct ou les feuilles de thé dans le fond de notre tasse… s’ancrer dans la vie devient très compliqué. D’autant que le développement personnel nous flanque une pression énorme sur le dos en nous parlant de bonheur à toutes les sauces. Avant, on vivait. Sans trop se poser de question. On vivait, c’est tout. On acceptait (plus ou moins) la vie telle qu’elle se présentait. Ca avait l’air tellement doux. Pas parfait, mais doux. Nous, petits ovnis de la génération Y, on remet tout en question. C’est génial, on est bien d’accord. Mais pour moi, c’est parfois abrupt. La vérité se trouve entre les deux générations: celle de mes parents et la mienne.

Quand ma crise s’est pointée, j’ai eu envie de tout lâcher. De partir. Loin. Pour fuir? Pas le style de la maison. Comme mon corps était tout mou, j’ai dormi des jours entiers. Pour recharger mes batteries avant de penser à « bosser ». J’ai décidé d’agir. De prendre le taureau par les cornes. Ne surtout pas me laisser dériver. J’ai analysé. Tout. Chaque petite miette qui restait sur le plancher de mon cerveau (j’ai parfois abusé, je vous l’avoue). J’ai lu des bouquins super. J’ai parlé avec les bonnes personnes. J’ai écrit des pages et des pages. Et heureusement, j’ai pu compter sur mon amoureux en qui j’ai découvert un trésor encore plus grand.

Aujourd’hui, on est un an plus tard. J’ai appris des dizaines de choses sur moi, sur la vie, sur la psychologie positive, sur les personnalités hypersensibles (qui ont plein de supers qualités, si si!). J’ai découvert que je suis de la race des perfectionnistes. Mes vieilles trouilles de petite fille ordonnaient, depuis des années, à mon cerveau de tout contrôler. Pour être certain, seconde après seconde, que tout irait bien. C’est usant. Ereintant. Tuant. Ce n’est pas une maladie, juste une tendance. Une tendance poison qui occulte le bonheur d’une vie qui coule toute seule.

À travers les bouquins savants que j’ai eu la chance d’ouvrir – ou la malchance car, dans le domaine, il y a à boire et à manger – j’ai découvert que j’étais la proie idéale du burn out. Un petit sugus pour ce cerbère de l’an 2000. C’est terriblement déculpabilisant (une autre de mes petites tendances, tiens!). J’ai aussi découvert de nouvelles façons de penser. Car oui, le cerveau ressemble à une grosse boule de plasticine. On peut le modeler. Lui suggérer d’emprunter d’autres réseaux de neurones. Pas par dépit. Ni par déni. Juste parce que, le bonheur, c’est comme ça que ça marche. C’est comme quand on apprend à rouler à vélo: ça demande de l’endurance, des muscles aussi. On tombe, encore et encore – car une tendance, ça colle aux neurones – mais si on trouve le courage de se relever à chaque fois, on découvre un trésor en soi.

J’ai foi en tous les projets porteurs et bienveillants qui naissent un peu partout dans le monde.

Je porte encore la cicatrice de la surchauffe. Je tombe encore parfois, comme la plupart des humains qui ont un cœur en guimauve. Mais je crois en moi. Je crois en la Vie. Je crois en la Beauté. Je crois en l’Amour. Je crois en l’Humanité. J’ai foi en tous les projets porteurs et bienveillants qui naissent un peu partout dans le monde.

Si j’ai écrit ces quelques lignes, ce n’est pas pour vous parler à tout prix de mon nombril. Je ne veux surtout pas paraître impudique. Je souhaite briser un tabou. Tellement de gens « honteux » sont venus me dire à demi-mot qu’ils avaient aussi (failli) flancher. Dans cette société de la performance, il y a encore trop peu de place pour les gens qui trébuchent. Or la vie, c’est aussi ça. Aujourd’hui, je sais qu’à chaque fois que je me relève d’une chute, je me “muscle”. Je deviens meilleure. Plus forte. Plus profonde. Plus sereine. Et je trouve ça magique. Alors, si vous boitez un peu ces temps-ci, dites-vous simplement qu’il y a aussi plein de magie à découvrir à travers les crises qui font la vie.

Tiroir de Lou - Blog - Lou papote
Tiroir de Lou – Blog – Lou papote

J’ai juste envie de terminer ce texte en vous chuchotant que je me sens mille fois plus épanouie depuis cette phase fébrile. Tiroir de Lou m’apporte la petite dose d’aventure dont j’ai besoin dans mon quotidien. Une aventure créative, professionnelle et humaine. Les petits éclats de magie que j’ai envie d’ajouter dans la vie toute douce que je me construis jour après jour. Parfois, je dois encore me pincer pour m’assurer que tout ça est bien réel. Mon rêve de petite fille est devenu réalité et je déborde de gratitude. Merci pour votre confiance, votre reconnaissance, vos sourires soleil et vos mots tendres!

Quelques lectures et liens magiques qui musclent les cerveaux rabougris:

  • L’apprentissage de l’imperfection de Tal Ben Shahar.
  • Changer d’altitude de Bertrand Picard.
  • Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano.
  • Eloge de la faiblesse de Alexandre Jollien.
  • Vidéo TEDx: Les antisèches du bonheur.
  • Documentaire: La puissance de l’intention.
  • L’application de méditation: calm.com (en anglais). De loin la plus complète!

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